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Bonnes vacances

Nous vous souhaitons de bonnes vacances et vous donnons rendez-vous au plus tard en novembre 2015 pour la reprise du séminaire à l’EHESS.

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Agenda

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Front National : à qui la faute ?

Débat paru dans « le Nouvel Observateur » du 19 juin 2014.
Propos recueillis par François Armanet et Eric Aeschimann.

Echec du hollandisme ou du sarkozysme? Rejet de l’Europe ou de la mondialisation? Marcel Gauchet et Frédéric Lordon ont donné leurs diagnostics à « l’Obs ».

A qui la faute ?
1 A LA GAUCHE au pouvoir depuis deux ans et qui semble complètement démunie face à la détresse des classes populaires ?

Marcel Gauchet : «La faute à personne» et «tous coupables»: les deux sont vrais. Il est vain de chercher un responsable à qui tout faire endosser. La crise est générale et elle est très profonde ; elle n’a pas été suffisamment reconnue et mesurée. C’est là que se situe la vraie responsabilité. Mais il est vrai que l’arrivée de la gauche au pouvoir, dans une impréparation complète, n’a rien arrangé.

L’effet de l’alternance est épuisé. Le jugement de l’opinion est sans appel: tous les mêmes dans l’impuissance; rien à attendre du changement de personnel dirigeant. Du point de vue du moral des troupes, ce n’est pas idéal. Le hollandisme a été ravageur. Le président finit par se résoudre à faire, au bout d’un an et demi, ce dont il avait commencé par nier la nécessité. C’est encore pire que s’il avait annoncé la couleur d’entrée.

Et si au moins on avait le sentiment que cela va servir à quelque chose et qu’un vrai redressement est au bout ! Mais c’est sur ce point qu’il y a doute. Les gens voient leur société se déglinguer de partout, en plus de l’extension inexorable du chômage : retraites, système de santé, système scolaire, et pas la moindre explication à la hauteur, pas la moindre perspective convaincante de la part de gouvernants qui ne pensent qu’à leur réélection, à leurs postes, à leurs nominations. On serait révolté à moins!

Frédéric Lordon : L’indifférenciation des politiques de la droite et de la gauche, notamment économiques, est le péril démocratique majuscule. Et la vie politique est empoisonnée de ces fausses alternances qui ont perdu tout pouvoir d’alternative.

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Entretien

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L’idée communiste a-t-elle survécu à l’Histoire ?

Débat publié dans Philosophie Magaine, Hors-série n°21, mars-avril 2014.
Propos recueillis par Martin Duru et Martin Legros.

L’un est la figure de proue du retour de l’idée communiste, la référence des mouvements des Indignés ou d’Occupy Wall Street et l’un des philosophes français les plus connus à l’étranger ; l’autre, issu de la mouvance antitotalitaire, est le penseur de référence de la démocratie libérale. Alain Badiou et Marcel Gauchet engagent ici un débat de fond sur le bilan du communisme et l’opportunité, face à la crise du capitalisme, de relancer une hypothèse mise à mal par l’Histoire.

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Entretien

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Contactez-nous pour obtenir un accès à notre espace privé

Ce site comporte certaines pages à accès restreint, nécessitant une inscription préalable par courrier électronique. Elles rassemblent pour l’instant des enregistrements inédits du séminaire de Marcel Gauchet à l’EHESS et de conférences ou d’interventions de celui-ci.

L’écoute des enregistrements nécessite un mot de passe qui vous sera envoyé après réception d’un courrier électronique demandant l’inscription. Ce courrier comportera vos noms, prénoms et une adresse électronique (email), et précisera si vous souhaitez être contacté en cas de changement des modalités d’authentification dans l’avenir.

Pour éviter les messages indésirables, vous pouvez voir l’adresse électronique à laquelle nous contacter en cliquant ici ou dans le menu sur Espace privé.

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Non classé

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La décomposition des élites

Le club Politique Autrement a organisé le samedi 29 mars 2014 une conférence-débat intitulée « Politiquement correct et décomposition » à laquelle participait entre autres Marcel Gauchet.

Alain Finkielkraut : « Être à l’heure : la seule exactitude » (Charles Péguy)
Jean-Pierre Le Goff : « Gauchisme culturel et démocratie du chaos »
Paul Thibaud : « Les ravages de l’égalité »
Marcel Gauchet : « La décomposition des élites »

L’enregistrement audio des différentes interventions est désormais disponible en ligne ici.

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Non classé, Vidéos et Sons

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Entre Rousseau et nous, il y a Darwin

« Comment expliquer que l’idéal rousseauiste de l’autonomie ait fini par infuser la modernité ?

La réponse tient en un seul nom propre : Darwin est passé par là… Entre Rousseau et nous, il y a un maillon intermédiaire trop souvent oublié ou négligé : l’évolutionnisme. (…) La théorie de l’évolution introduit un schème de pensée, l’hominisation, qui permet de reprendre l’héritage de Rousseau tout en le renversant. Là où le penseur genevois établit un fossé entre état de nature et état de culture, l’évolutionnisme issu de Darwin restaure au contraire une essentielle continuité. (…) Notre système éducatif actuel est largement dominé par cet évolutionnisme diffus qui, tout en inversant la conception rousseauiste, marche en réalité dans ses pas : l’éducation consiste toujours à se conformer à la nature en vue de l’autoréalisation de l’individu.

Je crois que le problème philosophique de l’éducation aujourd’hui est de s’émanciper de ce modèle évolutionniste incroyablement prégnant que notre histoire intellectuelle et le fonctionnement de notre société conspirent à accréditer. Ces puissants appuis ne l’empêchent pas d’être faux. Non, l’éducation n’est pas « naturelle » ; elle consiste précisément à sortir de la nature. Contre l’évolutionnisme, la tâche philosophique est donc de repenser la rupture entre les deux ordres (nature et culture), mais dans un sens qui ne peut plus être celui de Rousseau ».

Entretien avec Marcel Gauchet publié dans Philosophie Magazine, n°80, juin 2014.
Propos recueillis par Martin Legros et Martin Duru.

L’“Émile” a révolutionné notre conception de l’éducation en faisant de l’autonomie de l’enfant la fin et le ressort de tout apprentissage. Mais il aura fallu plus de deux siècles et des moyens opposés à ceux qu’envisageait Rousseau pour trouver la voie d’accès à cette autonomie nouvelle. Marcel Gauchet revient sur cet héritage.

Lien vers l’article en ligne (lecture payante)

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Education, Intervention de fond

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Le Débat, n°180, mai-août 2014

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Le Débat, n°179, mars-avril 2014

 

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Internet oblige le prof à remettre de l’ordre dans du désordre

Entretien publié dans Libération le 6 juin 2014.
Propos recueillis par Véronique Soulé.

Les cours en ligne ne signent pas la mort de l’enseignant, affirme le philosophe Marcel Gauchet. L’accès à des sources de savoir multiples accentue au contraire le besoin de médiation.

Et si demain, on n’avait plus besoin de professeurs ? Si, grâce au numérique, les élèves pouvaient tout apprendre par eux-mêmes, réduisant le rôle du maître à celui de répétiteur ou de tuteur ? Alors que les Mooc – cours massifs en ligne – déferlent en France, le monde de l’éducation est parcouru par un débat. Emmanuel Davidenkoff, le directeur du magazine l’Etudiant, explique dans son livre « le Tsunami numérique » (1) comment celui-ci va secouer l’école française, bien en retard selon lui. Le philosophe Marcel Gauchet, qui vient de cosigner un ouvrage « Transmettre, Apprendre » (2), reconnaît, lui, que le numérique bouleverse profondément l’enseignement. Mais à rebours de ce que l’on entend souvent, il prédit que l’on aura plus que jamais besoin de professeurs et d’école.

Peut-on continuer à enseigner aujourd’hui comme hier ?

Sûrement pas. Contrairement à ce que l’on dit souvent, l’école est une institution qui a un facteur de changement en son sein : les élèves. Le mythe de l’école à l’abri de la société, fonctionnant comme un temple ou une caserne, est une pure fiction. Cela n’a jamais été. Les enseignants, qui ne sont pas des brutes insensibles, s’adaptent aux élèves et aux influences de la société qu’ils incarnent.

Indépendamment des directives venues d’en haut, ce sont eux qui sont à la manœuvre. Chacun trouve des façons de capter la culture des élèves pour l’enrichir, l’infléchir, s’y appuyer pour permettre des acquisitions d’une autre nature. Il ne faut pas l’oublier : la base de l’enseignement, c’est la conversation. Une conversation très particulière, parce qu’elle n’est pas gratuite et qu’elle doit mener quelque part. Globalement, le changement technique est tel qu’il affecte le fonctionnement social de tous les jours. Il est inévitable qu’il touche aussi l’école et qu’il la transforme profondément.

Dès lors, comment enseigner ?

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« Transmettre et apprendre » sur rfi

Marcel Gauchet était l’invité d’Emmanuelle Bastide dans « 7 milliards de voisins » sur rfi le mardi 29 avril 2014.

Que veut dire apprendre ? Comment transmettre ? L’École d’aujourd’hui suit-elle la bonne, les bonnes méthodes ? Rencontre avec Marcel Gauchet, l’un des sociologues français les plus reconnus sur le devenir de l’École, au-delà des polémiques. Il répondra aussi aux questions des auditeurs sur les fondements universels de l’acte d’apprentissage.

Reportage d’Alice Milot

Lien vers l’enregistrement audio de la première partie

Lien vers l’enregistrement audio de la seconde partie

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